depuis 2004 - j'entasse ici de petites choses et de gros machins, parfois - comme un grenier qui suit mes recoltes - ce lieu qui n'en est pas un - et montrer - c'est mieux qu'au fond d'un tiroir, non ?

des
traces et de lumières
et du national breuvage
illuminent le parvis des musées
patinoire improvisée...

C'est à Amsterdam que...
mais je sais aussi que
c'est maintenant partout que
ça s'passe comme ça...
et tout ça
me mélancolique...

je me suis laissé entrainé,
sur fond latino de nos jours,
en un lieu sombre et coloré,
ma place ne s'est pas trouvée
mais
mon oeil s'est satisfait...


Est-ce le néon de l'armoire à pharmacie ?
comme une forme de relais ?
En fait je m'en fout.
C'est la dentelle qui me plait !

Je me sens...
Pigeon !
oui ce n'est pas glorieux,
mais, je pense à leur chance :
épier ce que je ne peux qu'imaginer,
se poser où j'aimerais.
non pas voyeur mais imagineur,
mais,
je ne me plains pas,
c'est con, un pigeon.

Trace.
bleu néon de cette cuisine où je n'irais
peut-être
jamais.
Trace.
Néon qui n'a pas tant imprimé
la rétine electronique
de mon appareil numérique.
Trace de nostalgie qui n'a pas lieu d'être.
Trace encore une fois au travers d'une fenêtre.
Comme toute et chacun,
j'aime à m'imaginer un autre,
à travers ces carreaux et sous ce lustre,
je me vois cet autre que je ne suis,
mais à qui j'accorde une entière vie
qui pourtant ne tient qu'à mon fantasme...
Le chat du dimanche, le chat sur sa boîte, pour peu on se plairait à l'imaginer aboyant le facteur...
Et donc, nouvel épisode de Chats c'est du Paradis !
