la poignée du tiroir




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site raf
cogito ergo sum

 


 
à 2 dans le tiroir

tu veux m'écrire ?
raf.blog@tfree.fr
tu retires le t

une porte...

perdu ?

syndicat-ion

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le tiroir ouvert, on y met la main, la main mise, le bras, etc.
depuis 2004 - j'entasse ici de petites choses et de gros machins, parfois - comme un grenier qui suit mes recoltes - ce lieu qui n'en est pas un - et montrer - c'est mieux qu'au fond d'un tiroir, non ?



sans plus de commentaires que :
 affiche pour ce festival dans le sud du nord de nice...
site du forum de carros

FDM

comme tout va à vau-l'eau,
et même si c'est un état de fait,
il nous faut admettre que,
et même si ça dure depuis son début,
nous voici arrivés à la fin du monde...
(à suivre...)



ah ! du neuf !
enfin...
du neuf avec du vieux.
non, pardon,  une vieille.
depuis plus d'un an, je bosse sur une bande dessinée dont le nom de code est :
Little Joséphine.
cela s'inscrit dans un projet de plus grande ampleur nommé "vieux"
vieux parce que c'est notre avenir.
vieux parce que c'est pas jeune, c'est pas lisse, c'est pas neuf, un vieux.
un vieux c'est vieux, comme un chat, un chat.
tu veux le dossier de presse ? demande le moi, je te l'enverrais.
on est une petite bande à se dire qu'on va être vieux.
dedans, il y a laurence faure, valérie villieu, marion poussier, florence aubenas, dominique mérigard et mézigues.
oui, si tu cliques sur "vieux" à gauche, c'est nous !
voilà, et donc, little joésphine...
il y a le livre, en cours d'écriture,
et il y a des strips aussi...
alors je vais les mettre ici aussi...
donc, en voilà trois pour aujourd'hui, puis régulièrement...
on commence...


pour les détails : ces strips sont réalisés à l'encre de chine, à la plume, en direct


pour d'autres détails : c'est du vécu, tout ça, hein...oui, joséphine a vécu, et valérie l'a aidée, en infirmière à domicile, à vivre un peu plus, un peu plus dignement...

joséphine elle avait 84 ans, mais elle l'oubliait un peu des fois... mais on l'oubliait un peu, souvent... joésphine elle vivait seule, et je crois bien que les dernières années de sa vie, joséphine elle s'est remise à vivre grâce à valérie, entre autres...
voilà,
à tantôt.


et dernière.
un an et demi après
aujourd'hui la boîte à poulets
de l'empire
fonctionne.
un beau bloc
en béton et lumières
comme si c'était le futur
celui des romans,
celui d'orwell, tout ça,
mais, n'oublions pas,
il faut leur pardonner,
ils ne savent pas ce qu'ils font...
et j'ai quitté le quartier.

joshua, à la maison, mai 2008

oui, en ce moment, je polaroise...
le trou dans notre réél a effacé certains aspects de la personne
ce trou en tentative nouvelle de percer encore d'autres aspects de la réalité


- clarisse, valérie & claire-sarah -
une gare dont j'ai oublié le nom,
entre strasbourg et lyon

undefined
je me suis offert un vieux
mais néanmoins très bon polaroid,

et oui, je joue avec...
undefined portrait à la cheminée, à la lampe et surtout,
portrait polaroid de daphné collignon...
ou variation sur un thème -
sinon - RDV comme l'année dernière -
au 7 février - pour la nouvelle année chinoise,
c'est celle là que je fêterais, mais sur la base du calendrier hébreu !

donc - 3 variations graphiques - choisis la tienne -

undefined

undefined

undefined

allez bon 2008 les gens ! on a besoin qu'il le soit !
ce week end, donc,
ces quelques jeunes, plus ou moins,
ont pris un méchant coup de vieux...

josh1.jpg josh.jpg

joshua

damien1.jpg damien.jpg

damien

sandra1.jpg sandra2.jpg

sandra

jean-yves1.jpg jean-yves.jpg

jean-yves

michelle1.jpg michelle.jpg

michelle

christine1.jpg christine.jpg

christine

voyages dans un temps possibles qui se sont déroulés au théâtre de la renaissance, dans le cadre du festival du film scientifique A nous de voir à Oullins...

d'autres portraits sont en attente, le tien si tu veux, tu m'envoies ta photo et une proposition d'échange (SEL ou monétaire)...


ti_bug_fck
fred70.jpg
comme on peut le voir à gauche au 05/08/07, je me prends de vieillir les gens.
ici, Frederic Blier,
que vous pouvez retrouver ici et dans toute bonne librairie,
s'est prêté au jeu...
si tu cliques sur la photo, je te montre sa vraie tronche de maintenant...

Et sinon, je vais aller faire ça en direct live samedi aprème,
au festival du film scientifique de oullins, A nous de voir,
d'ailleurs cette année, il y a une bonne programmation sur nos devenirs, les vieux...
voilà...
avec les bleus :

relais de la veille médiatique citoyenne :  Que fait la police ?


Cela se passe sur le boulevard périphérique parisien, à la hauteur de Vincennes. Un témoin raconte : « Deux motards de la police s’infiltrent entre les files de voiture roulant au ralenti. Je les aperçois dans mon rétroviseur, comme des chevaliers, hautains., en train de repousser de la main les automobilistes, pour se frayer un chemin. Ni leur sirène, ni leur gyrophare ne sont allumés. Preuve qu’ils n’ont aucune urgence. Lorsqu’ils me dépassent, j’ai droit à un coup de gant méprisant sur l’aile de la voiture. Je réplique d’un coup de klaxon rageur. Deux voitures plus loin, le même régime est appliqué au conducteur d’une monospace assez large, légèrement décalée vers la droite. Et là, le premier motard décoche cette fois un coup de botte, suivi par son collègue. Mais là, surprise, le conducteur n’abdique pas devant cet abus de pouvoir flagrant et fait bondir son véhicule pour bloquer les motards, dont l’un est désarçonné. Le but est atteint : ils ont leur victime. Le ton monte…Pas de chance pour les motards, le conducteur sort sa carte de police et rappelle que circuler entre les files n’est qu’une tolérance, et en aucun cas un droit – surtout pour les motards chargés de la surveillance de la route. (Source, Le Parisien, 15 octobre 2007)

hinhinhin...
en exclu, lulu,
l'interieur de la pochette de l'album d'helluvah, emotion pills...

hell.jpg
un petit goût d'UTO en tentative d'illustration...

et toujours en exclu, riri,
LA Pochette Extérieure :

apphellfront2.jpg
allez, concours :
les premiers à trouver la référence graphique
recevront le 4 titres fall to winter (cf ici),
envoie un mail...

et le dos :

apphellback2.jpg
non, pas de concours pour le dos, bah non... pourquoi ? ça te rappelle quelque chose ? tu veux en parler, allez, va, tu peux m'écrire et me raconter ton enfance, va...

sortie prévue début 2008, plus d'info chez helluvah...
aujourd'hui c'est moi qui l'ai voulu,
sans képi,
certes peu réjouissant,
induspaysage
port de complaisance financières et devastatrices, mais le bleu, c'est joli, non ?

bleuport1.jpg
et comme c'est mieux en grand, tu cliques dessus... et hop !
et je note : issu d'une séance photo pour l'album d'helluvah,
voir les liens, et des articles précédents...
tiens, j'ai reçu ça par mail :

COLLECTIF SOLIDARITE USAGERS/GREVISTES

 

Ras le bol de la campagne mensongère des médias

Depuis une semaine sur les médias télévisés, financés par tous « les citoyens de droite et de gauche » comme les divers journaux aiment à présenter les « antiblocages », nous sommes utilisés en tant qu’usagers comme chair à propagande par le pouvoir et ses hommes des médias, sur un thème unique : « la galère ».

« Galères en prévision » (France 2. « 20 heures ») ;  « pluie et vent, un jour de galère donc pour des millions d’usagers des transports en commun » (JP Pernaut. TF1-13heures) ; « galères en perspective » (PPDA. TF1) ; « Quelle galère ! » (A. Pulvar. France 3). Le bouquet allant au toujours très zélé (vis-à-vis du pouvoir) JP Pernaut qui  prononce les mots suivants : « Troisième jour de galère pour les usagers qui eux n’ont pas le choix et doivent travailler jusqu’à 65 ans, tous les matins ». Les journalistes étendent le terme « usagers » aux « bons »  étudiants qui veulent travailler « pour préparer leurs examens proches ». « La police a dû intervenir pour défendre la liberté d’étudier à Nanterre » (France 3). Quelle démocratie originale  qui voit la matraque au service de la culture !

« De droite ou de gauche, la majorité des étudiants sont antiblocage » (Toutes les chaînes) et les autres ?  « Pas Français ! », comme sous Pétain ?

Nous,  usagers sommes invités généreusement à parler au micro, on voit même des envoyés spéciaux devant les gares, toute la journée, pour recueillir les précieux témoignages. On commence par l’usager compréhensif devant les grèves (c’est cela l’objectivité !!!) mais on coupe ses arguments, ensuite «l’usager pétant les plombs », on le voit casser une poubelle sur un quai de métro (France 2),  une autre déclarer, sans émoi du présentateur «  Il faut fusiller ces gens là ! »,  après quoi le journaliste pourra conclure doctement « l’énervement devient un peu plus fort chaque jour !». On termine par une note « sociale », par « l’usager affolé » « je vais perdre mon boulot si j’arrive en retard ». Une question sous-jacente nous taraude : y aurait-il des patrons  incompréhensifs ?

Non, le reste des informations constitue un démenti à cette pensée interdite sous le règne de Sarkozy. Les patrons sont formidables : « Grâce à leur employeur, les salariés ont été autorisés à dormir dans une yourte installée dans la cour (France 2), « largesse d’un patron hôtelier compréhensif qui a donné des chambres à ses employés » (TF 1).

Et puis, si vous n’avez pas compris, il y a le ton martial, militant de JP Pernaut : « La mobilisation syndicale se heurte à la volonté très claire du gouvernement de créer un système plus équitable de retraites, c’était dans le programme de Nicolas Sarkozy, pour lequel les Français ont voté ! ».

On ne peut s’étonner après de la faiblesse de la syndicalisation dans notre pays, où les médias présentent comme défenseur des inéquités… les organisations syndicales !

Sur quelles ondes accordera-t-on, un temps de parole aux usagers de la télévision privée ou publique, devenue un outil de propagande pour le président et le gouvernement ? Peut-on croire un instant, que spontanément les journalistes, sans directives de l’Elysée, parlent d’une même voix de « galère » ?

Actuellement, les journaux s’intéressent à la liberté d’expression au Liban, espérons que les Libanais s’intéressent aussi à notre propre liberté et droit à l’information !

 

Qui sont les réels privilégiés ?

Toute l’année, rentabilité financière oblige, nous sommes des clients, lorsque des grèves surgissent, nous devenons  subitement, dans les médias, des usagers.

Usagers, nous le sommes, nous pouvons voyager, tôt le matin et tard le soir, le week-end et jours fériés compris, parce que des salariés, qu’on veut nous opposer, remplissent leur mission de service public.

On nous rebat les oreilles, des prétendus « privilégiés » que seraient les cheminots ou les transporteurs publics. C’est un mensonge !

Nous n’acceptons pas comme usagers mais aussi comme travailleurs de nous laisser diviser pour le seul profit du patronat et du pouvoir à son service.

La pension des cheminots se monte en moyenne à 1406 euros mensuels (-13 % par rapport aux autres salariés), certes ils partent en retraite à 55 ans à certaines conditions mais ils cotisent  davantage.

L’espérance de vie, un critère ignoré du MEDEF et du pouvoir, pour un ouvrier ou un cheminot s’avère de 12 ans inférieure à celle d’un membre des professions libérales ou d’un patron.

Où sont les fiers à bras des médias opposés soi-disant aux privilèges, quand Sarkozy a accordé un cadeau fiscal de 15 milliards d’euros à tous les membres de l’oligarchie financière, s’est généreusement augmenté de 200 %, quand les membres des conseils d’administration d’EADS gagnent en spéculant contre leur entreprise 1,5 milliard d’euros. Les voilà les véritables privilégiés que nos actions doivent cibler, ceux qui se lèvent tard et vivent des fruits du travail des salariés de plus en plus mal payés !

 

L’indispensable solidarité avec les grévistes.

Le sommet de l’Union européenne à Lisbonne (2000) a fixé l’objectif aux gouvernements de reculer l’âge du départ en retraite à 65-67 ans. La démographie sert de prétexte à réaliser de substantiels profits car le patronat sait que les salariés, usés par une vie de labeur, préfèreront partir  avant 65 ans avec une retraite diminuée ou en ayant recours à des assurances et fonds de pension qui rapportent des milliards boursiers aux capitalistes et spéculateurs.

Les réformes allongeant le temps de travail de 37, 5 annuités à 40 ans (1993) dans le privé puis en 2003 dans le secteur public, ont été présentées en leur temps, comme moyen de solutionner les déficits des caisses de retraite. En 2007, au nom de « l’équité », Sarkozy s’attaque aux régimes spéciaux qui financent d’autres caisses (agriculteurs, commerçants). La retraite à 55 ans pour les métiers pénibles et à 60 ans pour tous, comme celle de nos aînés (c’est cela aussi l’équité), ne pourra l’être qu’en taxant les revenus du capital et de la bourse.

La grève des cheminots, des agents RATP, des transporteurs urbains, étudiants, celle le 20 novembre  des enseignants, agents hospitaliers, électriciens est la nôtre, leur lutte permettrait à chacun de bénéficier de nouveaux droits. Le pouvoir et les médias opposent le privé et le public. Dans les médias, les défenseurs de la « liberté du travail » n’évoquent jamais la violation du droit syndical, la difficulté de se syndiquer dans les PME, jamais le chantage à la perte d’emploi dans les entreprises privées, c’est pourquoi nous saluons les salariés du privé qui participeront à la grève du 20/11.

L’intérêt des usagers, au-delà de la gêne occasionnée par l’entêtement du pouvoir, est de soutenir le mouvement gréviste, l’équité doit se faire par le haut afin que les générations nouvelles ne soient pas pénalisées, que les contrats de travail soient respectés.

Usagers, solidaires des grévistes, faisons nous entendre partout !

 

COLLECTIF SOLIDARITE USAGERS GREVISTES (CSUG)

 

Paris le 18 novembre 2007.

non, mais merde, quoi ?

ACCUSONS !

allez, j'y retourne...

(à plus...)
pas.
flimoic.jpg
piétons filmez
pas moi
moi je vous filme
pas vous
mets moi sur pellicule,
je te mets en cellule.


 ~ c'est la java bleue....
la java la pluuuus belle....
celle qui ensorcèle......
la lala la la la.... ~
je relaie un mail de Pièces et Mains d'Oeuvres (site) :
 

 

 


Pour l’abolition de la carte d’identité

 



 
Depuis quatre ans se manifeste une opposition fragmentée et parcellaire aux pièces d’identité biométriques et électroniques, au fichage ADN, à la biométrie, aux RFID, à la vidéosurveillance, et récemment aux tests génétiques prévus par la loi sur l’immigration, ainsi qu’à l’interconnexion des données administratives (éducation nationale, police, Sécurité sociale, dossier médical, mairies, impôts, services sociaux, transports publics, etc.)
 
Rien ne sert de combattre ces nouveaux modes de contrôle - informatiques, biométriques, génétiques - si l’on n’en finit pas avec les registres et pièces d’identité imposés voici 500 ans par l’Etat, et qui en constituent le modèle et la matrice. La CNIL n’étant qu’une agence de police déguisée.
 

- 1 -

 



L'idée d'un titre d'identité unique court depuis la fin du XIXe siècle, mais la première carte d'identité française date de 1921 dans le département de la Seine. Après une initiative du ministre de l'Intérieur socialiste Marx Dormoy en 1935, les autorités l'imposent nationalement pendant l'Occupation. En 1955, la carte d'identité est rétablie, facultative, pour contrôler les "Français musulmans d'Algérie". Moins de 150 ans après son institution, elle est dans les faits quasi obligatoire. Au Royaume-Uni, la carte d'identité arrivera en 2010, à ce jour elle n'existe pas.

Le projet de carte d'identité électronique, biométrique, lisible sans contact, sans doute obligatoire, est ressorti des cartons en 2005. 2008 sera l'année de sa réalisation. En 1980, la revue Terminal 19/84 s'est battue contre le perfectionnement de la carte d'identité car "la démocratie exige ce minimum irréductible qu'on puisse faire de faux papiers." Encore dans les mémoires, la guerre rappelait l'utilisation qu'un gouvernement peut faire des outils de police - face aux Juifs et aux opposants. L'argument reste lumineux après 25 ans de propagande sécuritaire : mise en danger par l'existence même d'une police, toute opposition au pouvoir est impossible si cette police est infaillible.

Il ne suffit pas de contester l'informatisation de la carte d'identité. C'est son principe qu'il faut refuser. La carte d'identité est la négation pratique de la présomption d'innocence. Chacun est suspect. Il suffit de refuser un contrôle d'identité ou le fichage génétique pour devenir coupable. La carte d'identité généralise la présomption de culpabilité.

Les mafias fabriqueront toujours de faux papiers. Comme il y aura toujours des ogres et des tueurs, boucs émissaires offerts au sadisme des honnêtes gens. Multiplier policiers, caméras et fichages ne supprimera jamais ces réprouvés, mais réduit l'ensemble de la société à la liberté surveillée. Mettre ceux qui "n'ont rien à se reprocher" dans une prison à ciel ouvert pour les protéger des criminels est absurde. Mieux vaut des assassins en liberté qu'une population entière sous surveillance.

S'opposer à la biométrie et aux tests ADN, c'est exiger la présomption d'innocence, donc l'abolition de la carte d'identité.

 

- 2 -

 



Pour attribuer une carte d'identité, on consulte les registres d'été civil. Ces fichiers et pièces d'identité reposent sur le même principe policier de suspicion. Ils matérialisent notre assujettissement à l'Etat.

En 1539, François 1er impose la tenue des registres de baptêmes et décès pour renforcer l'emprise royale sur ses sujets (ordonnance de Villers-Côtterets). Depuis, notre sujétion n'a fait que s'accroître avec l'Etat. Consignés dans ses registres d'inventaire, nous ne sommes que ses possessions. Les objets ont des étiquettes ; les citoyens ont leur carte d'identité, à l'étranger leur passeport. Délicatesse : on nous a adjoint un numéro personnel, pour nous mobiliser en temps de guerre et nous soigner en temps de paix. Nous l'aurait-on tatoué que ç'aurait été plus clair.

Il n'y a pas de bon fichier. L'objet de tous les fichiers est de surveiller la population, tenue pour suspecte. À quoi bon soumettre les soins médicaux, considérés comme un droit inconditionnel, à l'inscription dans un fichier central et à la détention d'une carte informatisée ? Le numéro de Sécurité sociale ne sert que pour les 30 % non pris en charge (le tiers payant), couverts par les mutuelles. Établissons la gratuité des soins, et le numéro de Sécu devient inutile. Ou peut-être serait-il plus simple de supprimer les nuisances qui créent nos conditions de vie pathogènes : alimentation dégradée, amiante, pesticides, etc.

Tous les fichiers sont policiers. En 1974, le projet SAFARI d'interconnexion des fichiers par le numéro de Sécurité sociale scandalise. SAFARI ne concerne pourtant que l'administration (INSEE, impôts, banques, assurances, etc). Etat-Providence ou Etat policier, la volonté d'identifier les individus, la constitution de n'importe quel fichier – même sous de nobles prétextes – révèle l'administration comme police, science de la gestion (du latin politia, "art de gouverner la cité").

Refuser l'interconnexion des fichiers, c'est refuser l'identification policière, donc exiger l'abolition de tout fichier.

 

- 3 -

 



Toute la mission de la CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté), créée en 1978, en réaction à la contestation du projet SAFARI, consiste à légaliser l’existence et l’usage du NIR (Numéro INSEE d’inscription au répertoire) à l’âge informatique, et à promettre aux jobards que tout abus supplémentaire restera illicite, tant qu’il ne sera pas régularisé. Quel soulagement de songer que le croisement des 400 fichiers où figure un Français moyen ne dépend que d’un vote parlementaire. Ou que les fichiers de police prospèrent dans l’illégalité, jusqu’à ce qu’un décret en réglemente l’usage, ce qui pour le NIR advint 41 ans après sa création, le 22 janvier 1982.

Ainsi la CNIL approuve-t-elle, le 25 novembre 1997, un premier recoupement de fichiers, via la mise en réseau d’ordinateurs par le logiciel ANIS. Elle rend le 24 novembre 1998 un avis favorable à l’instauration du Système de traitement des infractions constatées (STIC). Elle laisse, depuis 1999, les services des impôts consulter le Numéro d’inscription au répertoire, pour traquer les fraudeurs dans les bases de données. Elle ne rend plus d’avis depuis juillet 2004, à l’initiative d’Alex Türk, son président divers droite, sur la création de fichiers d’Etat (sûreté de l’Etat, Défense, sécurité publique). Elle continue cependant de faire "des propositions d’améliorations" des fichiers de police et de gendarmerie, légalisant ceux qui étaient illégaux. Elle applique la "proportionnalité des moyens", expliquant aux policiers quels outils utiliser au mieux, dans les limites admises par l’opinion.

En 2005, la CNIL déclare que "les Français devront accepter un affaiblissement des libertés individuelles afin de renforcer la sécurité collective" et approuve de nouvelles mesures sécuritaires au nom de la lutte anti-terroriste.

En 2006, Le Monde (15/11/2006), nous apprend que le Numéro d’inscription au répertoire pourrait devenir la clé d’accès au futur Dossier médical personnalisé (DMP), avec la bienveillance d’Alex Türk. Au Portugal, la constitution interdit le principe d'un numéro d'identification unique.

En 2007, ce sont deux députés membres de la CNIL qui proposent au Parlement l'autorisation des "statistiques ethniques".

C'est à la CNIL qu’il faut s’adresser pour savoir si l’on figure dans tel fichier, et rectifier, le cas échéant, les informations qui s’y trouvent. Largesse policière qui permet aux espionnés de concourir à leur espionnage. Encore ce droit est-il facultatif. Si le service concerné estime que l’accès à votre dossier peut nuire à la sûreté de l’Etat, à la Défense ou à la sécurité publique, il vous est refusé.

Encadrant le FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques), comme des milliers d’autres fichiers, la CNIL veille, comme les médecins dans les unités de torture modernes, à ce qu’on ne vous lèse pas au-delà du règlement. Cependant, elle constitue sous son contrôle exclusif un fichier des fichiers, auquel elle a seule accès, et qu’elle pourra, le temps venu, unifier en un seul fichier : le fichier total.

L’impayable, c’est de voir les tenanciers de la conscience civique (journalistes, avocats, universitaires), faire mine de prendre au sérieux la fonction protectrice de la CNIL, déplorer la faiblesse de son budget, de ses effectifs, de ses pouvoirs. Comme si cet organe administratif, avec ses 17 membres choisis par les grands élus et les grands commis de l’Etat, placé sous l'autorité du gouvernement, n’était pas celui-là même qui préfigurait le mieux la société de surveillance.

Les uns entretiennent l’illusion d’une CNIL médiatrice parce qu’ils croient que cela vaut mieux que rien, les autres pour ne pas désespérer les citoyens, les derniers pour amadouer le monstre ; et tous pour sauver la face. Mais la CNIL est plus l’agence de développement du contrôle policier que l’agence de contrôle du développement policier. Et toute contestation de la surveillance requiert d’abord son abolition, afin que celle-ci paraisse dans toute sa crudité.

Les partisans d'un contrôle citoyen, qui refusent "le fichage pour tous" sans réclamer l'abolition de tout fichage, participent à la mystification de la CNIL. Le contrôle n'est pas un ensemble de dispositifs neutres qu'on pourrait maîtriser ou dont on pourrait individuellement s'extraire. C'est un rapport social médiatisé par des dispositifs. Il faut abolir les rapports sociaux dont la carte d'identité est le produit.

Carte d'identité, numéro de Sécurité sociale, état civil : la "gestion" technicienne et policière des individus comme objets de l'Etat supprime les rapports humains, donc la politique. La CNIL applique la même logique gestionnaire, dépolitisant et neutralisant les oppositions au contrôle. Il faut bâtir un mouvement politique anti-gestionnaire.

 
Abolition de la carte d'identité, de tous les fichiers et de la CNIL.
 


 

Mouvement pour l'abolition de la carte d'identité (MACI)
Novembre 2007

 
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donc,
demain, je retire mon passeport de mon porte-feuille,
après demain, on retire nos cartes bleues-noires-grises-dorées
ensuite on fait des avions avec les billets,
et on joue aux dames avec les pièces !

hasta luego les gars !

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pas.
pietonspassez.jpg

Piétons passez
pas passer - stationner pas
stationnez pas passez
piétons - piétaille - flicaille -
piétons passez pas
rester pas
restez pas faut pas
partez piétons on passe pas
on stationne nous pas vous
vous on vous stationne là
pas passer par là c'est piétons pas passage
piétons pas sages
on vous matraque.

allez, circulez - y a rien à (droit) de (sa)voir.
y a quelques temps j'avais causé de ça  clic
or, depuis, ça a eu lieu...
et la tombola,
oui, oui, il y a eu une tombola,
il te reste 5 jours pour venir à lyon acheter un billet
va donc bientôt être révélée...
et sinon, un mec avec une caméra est venu TOUT filmer,
même ma tronche, et ça donne ça :
clic sur recmag
voilà...
c'est tout...
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